Derrière l’accueil chaleureux réservé aux visiteurs dans les communautés partout au Canada, il y a beaucoup de visages : des baristas, des brasseurs, des artistes, des directeurs de festivals, des historiens, des hôteliers, etc. La richesse de notre diversité et notre côté génial sont bien représentés dans l’industrie canadienne du tourisme.

 

Découvrez les gens qui font battre le cœur de notre pays. 

Faites la connaissance de Sage

Sage Paul est la directrice artistique de la Semaine de la mode autochtone de Toronto, en Ontario

Sage Paul, Indigneous Fashion Week, Toronto

« Le confinement de l’été dernier aurait pu être catastrophique pour la Semaine de la mode autochtone (en anglais, l’Indigenous Fashion Week [IFW]), qui se tient d’habitude à Toronto, mais, avec du recul, c’est ce qui m’a permis de lui faire prendre de l’ampleur. C’était déchirant que des créateurs de mode autochtones étrangers ne puissent pas venir à cause de la fermeture des frontières. Mais beaucoup de créateurs des quatre coins du pays nous ont fait confiance et nous ont envoyé leurs œuvres, ce qui a permis à l’IFW d’avoir lieu. Nous avons attiré en ligne un public plus nombreux grâce à quatre défilés de mode filmés, dix discussions d’experts et un magasin en ligne, qui a vendu tout son stock en une journée!

C’est vraiment important pour nous que nous ne soyons pas perçus comme des vendeurs de tendances, mais que nous préservions le sens de l’art et de la mode autochtones en mettant en avant les récits intergénérationnels relayés par les fabricants, les artistes, les chasseurs, les tisserands et les autres membres de la communauté du design. Ce type de communication narrative peut être plus puissante quand présentée en personne, et j’espère que la prochaine édition d’IFW, dans deux ans, alliera le meilleur des deux mondes, le monde virtuel et le monde physique. »

Faites la connaissance de Laird

Laird Herbert est le propriétaire et bâtisseur de l’hôtel Black Spruce, près de Whitehorse, au Yukon.

Laird Herbert, Black Spruce, Yukon

« Je n’ai pas vraiment choisi le bon moment pour ouvrir mes petits chalets de vacances sur un terrain boisé à Whitehorse. Malgré les défis de l’année dernière, j’ai découvert que la demande est là. Le Yukon et le Nord attirent un type unique de visiteurs qui apprécient l’environnement et célèbrent les designs innovants qui participent à la conservation de la nature. 

C’est mon amour du design et de la création d’espaces permettant aux gens de se réunir et de profiter de la nature qui m’a amené à lancer une entreprise touristique. Les chalets sont considérés comme un « hôtel paysager » en raison de leurs caractéristiques écologiques et de leur capacité à se fondre dans la nature, ce qui permet de profiter pleinement de la beauté naturelle environnante. Le caractère unique du design – la petite taille de moins de 30 mètres carrés m’a permis d’investir dans des détails haut de gamme – a suscité un bel intérêt et le bouche-à-oreille augmente. Pour moi, l’avenir du tourisme brille toujours et ce secteur demeure important au sein de ma communauté. »⁠⠀

Faites la connaissance de Christina

Christina Coady et de son mari Chris Conway, brasseurs et propriétaires de Landwash Brewery à Terre-Neuve-et-Labrador.

Christina Coady Landwash Brewery

« Mon mari et moi n’avions jamais envisagé de quitter Toronto et de rentrer chez nous pour le travail, mais quand nous avons vu la scène brassicole artisanale de Terre-Neuve-et-Labrador prendre de l’ampleur, nous avons su qu’il fallait nous lancer sans tarder.

« Landwash » est un terme qui désigne la plage, là où la mer et la terre convergent, là où les familles et les amis se retrouvent. Mount Pearl, une ville voisine de St. John’s, est presque entièrement enclavée et se trouve au milieu d’autres villes. Nous avons donc créé notre propre plage et notre propre lieu de rassemblement pour la communauté, où tout le monde est le bienvenu.

Sans la contribution de la communauté brassicole artisanale locale, nous n’aurions pas réussi à survivre à la pandémie. Quand la marée monte, tous les bateaux s’élèvent ensemble. Tous ensemble, nous avons prôné la vente en ligne et la collecte en bordure de trottoir. Nous avons commencé à vendre notre bière en canette dans toute la province et le soutien des gens du coin a été remarquable. Nous sommes très fiers des bières artisanales et des salles de dégustation de Terre-Neuve-et-Labrador, et nous avons hâte de les faire connaître au monde entier. »

Faites la connaissance d’Ivan

Ivan Touko est le propriétaire de Black Owned Market à Edmonton, en Alberta.

Ivan Touko, BOM YEG

« Nous ne savions pas à quoi nous attendre le premier jour de notre marché d’été, mais plus d’un millier de personnes sont venues. C’est là que j’ai compris toute l’importance de ce projet et j’ai su qu’on était à Edmonton pour de bon.

Plus de 3 000 personnes se sont connectées à notre récent cybermarché d’une fin de semaine, et nous espérons pouvoir en faire une plateforme permanente à l’année. Nous avons créé un espace sécuritaire où les Noirs de tout Edmonton peuvent faire connaître leur culture et leurs entreprises. Ces entrepreneurs se heurtent à des obstacles dans le monde des affaires : il leur est par exemple plus difficile d’accéder à des fonds de capital-risque. Nous voulions lever autant d’obstacles que possible pour qu’ils puissent réussir.

Nous nous sommes inspirés du Black Owned Market de Calgary, et notre but est de développer cette initiative dans d’autres villes, partout au pays. Grâce à elle, les gens du coin et les visiteurs peuvent profiter de la diversité de notre culture dans un espace sécuritaire et inclusif. C’est vraiment génial quand on pense que notre marché agit comme un catalyseur dans les relations entre les entrepreneurs noirs et la communauté dans son ensemble, efficace tant pendant qu’après la pandémie actuelle. »

Faites la connaissance de Bernice et Justin

Bernice et Justin Clarke son propriétaires de Uasau Soap, à Iqaluit, au Nunvavut.

Bernice and Justin Clarke, Uasau Soap

« Le Nunavut, ce sera toujours chez moi. Le tatouage que je porte sur mon menton reflète qui je suis et témoigne de mon amour et de ma fierté pour la culture inuite.

Mon entreprise de fabrication de savon, Uasau, me permet de me rapprocher de gens qui sont très loin et de partager mon amour pour Nuna (terme inuit qui désigne les terres inuites authentiques) avec eux, soit la terre, la mer, le ciel et les souvenirs que je garde. Il y a 100 ans, la baleine boréale est disparue de nos eaux. Aujourd’hui, l’huile de baleine boréale que nous utilisons dans nos savons, c’est comme de l’or liquide. Elle a des propriétés de guérison.   

Il y a des gens de partout sur la planète qui en apprennent davantage sur le Grand Nord et qui veulent faire partie des beaux changements auxquels nous assistons ici. Ils veulent écouter notre histoire, qui est plus vieille que celle du Canada. Quand les visiteurs reviendront, je leur montrerai les environs, je partagerai ma culture et ils comprendront à quel point elle est puissante. C’est le temps qu’on prenne notre place. »⁠

Faites la connaissance de Desmond

Desmond Mentuck est coordonnateur de l’interprétation pour Parcs Canada au Parc national du Mont-Riding, au Manitoba.

Desmond Mentuck, Parcs Canada

« Je travaille comme interprète anichinabé pour Parcs Canada. Il est essentiel pour moi de faire connaître ma langue et les récits qui portent sur mon territoire. J’adore la façon dont ces histoires résonnent chez les visiteurs, en particulier chez les enfants. Tout le monde est ici pour apprendre, les gens adorent ça! Ils s’attendent à regarder vers le passé, mais ils découvrent bien vite qu’il est aussi question du présent et du futur. J’espère que nos histoires ajouteront du sens à leur vie pour des années à venir.

La dernière année a chamboulé notre monde. J’essaie de m’imaginer la pandémie qui a affligé la planète il y a un siècle, et je réfléchis à la façon dont nous avons survécu et dont nous tâchons toujours de survivre. J’espère que mes enfants et ma communauté continueront de protéger notre langue, notre territoire et notre mode de vie. Nous devons nous rappeler que ces éléments nous rendent résilients, et nous devons partager notre savoir. »

Faites la connaissance de Pooja

Pooja Rajmohan est la directrice des ventes du centre de villégiature Algonquin Resort à St Andrews, au Nouveau-Brunswick

« J’ai la chance d’avoir travaillé dans de grandes villes et de ce fait, je me considère comme une nomade à l’échelle du globe. Récemment, alors que je vivais aux Fidji et étais en quête de changement, j’ai été contacté par le centre de villégiature Algonquin Resort de St. Andrews. C’est un endroit sans pareil. Après avoir vécu dans certains des endroits les plus peuplés du monde, je réside maintenant dans cette élégante ville de bord de mer entourée par la nature et qui ne compte que 1 800 habitants. Ici, l’espace ne manque pas!⁠⠀
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Dès mon arrivée plus tôt cette année, je me suis sentie à l’aise, incluse et je peux déjà dire que je suis chez moi. C’est peut-être parce que cette ville dépend du tourisme. Nous sommes en symbiose. Si l’Algonquin prospère, la ville prospère aussi.⁠⠀
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Cette année, nous avons été impressionnés par la confiance que les Néo-Brunswickois nous ont témoignée en choisissant de nous rendre visite. Beaucoup d’entre eux n’avaient jamais fait l’expérience de nos 130 ans d’histoire et de notre ville balnéaire dynamique. L’année prochaine, nous espérons accueillir à nouveau un plus grand nombre de Canadiens et de voyageurs étrangers. Nous sommes impatients de montrer notre hospitalité typique des Maritimes au monde entier. »

Faites la connaissance de David

David Paterson est un viticulteur et le directeur général de Tantalus, dans la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique.

David Paterson  General Manager and Winemaker at Tantalus Winery Okanagan Valley, British Columbia

« J’ai grandi en Nouvelle-Zélande et c’est là-bas que j’ai appris à faire du vin. Je suis né en Colombie-Britannique, mais je ne pensais pas vraiment au Canada jusqu’à ce que je tombe amoureux et que je revienne vivre dans ma région d’origine. J’ai été étonné par le sens aigu de la communauté que j’ai découvert en Okanagan. Il y a aussi quelque chose de fascinant dans l’équilibre des fruits, des jeunes vignes acides qui mûrissent, l’ensemble des éléments dont nous avons besoin dans le temps pour produire du vin, ce n’est pas courant dans les autres régions viticoles. Ce sont ces deux choses qui me retiennent ici. ⁠⠀
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Je considère tout le secteur de la restauration comme ma communauté; il a joué un rôle important dans notre réussite à Tantalus. Beaucoup de petits restaurants, de bars et de vignobles locaux dépendent complètement des visiteurs qui achètent leur nourriture et leur vin. J’étais vraiment fier des Canadiens qui ont saisi l’occasion d’explorer leur propre pays cette année. Ils ont eu des réactions formidables à ce que nous avions à leur proposer au vignoble. Malgré une diminution de l'achalandage, nous avons en fait vendu plus de vin et le temps supplémentaire que cela nous a permis de passer avec les gens a fait toute la différence. »⁠⠀

Faites la connaissance de Marie-Ève et de Judith 

Marie-Ève Cournoyer et Judith St-Pierre sont des adeptes de la pêche à la mouche qui ont fondé La pêche est belle, à Charlevoix, au Québec.

Marie-Ève Cournoyer and Judith St-Pierre Founders and Fly Fishers at La pêche est belle Charlevoix, Quebec

« Quand on va à la pêche ensemble, on parle de belles choses. La nature, l’amitié, les animaux… La vie nous entoure. Et quand on pêche entre filles, il n’y a pas de pression, pas de stress. On a vraiment été surprises par la demande. Partout, il y a des femmes qui veulent apprendre, tellement qu’on a une liste d’attente! Avant, la pêche était une activité père-fils, mais maintenant, on voit des mères avec leurs filles. On change la face de la pêche à la mouche.⁠⠀
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L'été a été difficile pour nous, à cause de l’incertitude. On a dû annuler plusieurs de nos sorties de pêche et se réinventer un peu. Pour l’avenir, on espère implanter notre entreprise ailleurs au Canada, parce que même si on a nos rivières préférées, on sait qu’il y en a beaucoup d’autres qui valent la peine d’être découvertes. Ce qu’on veut, c’est de transmettre aux femmes d’un peu partout au Canada notre passion pour la pêche. Le tourisme, c’est l’avenir! »⁠⠀

Faites la connaissance du capitaine Perry

Le capitaine Perry Gotell est le propriétaire, l’exploitant et le capitaine de Tranquility Cove Adventures, à Georgetown, à l’Île-du-Prince-Édouard.

Captain Perry Gotell  Owner, Operator & Captain at Tranquility Cove Adventures Georgetown, Prince Edward Island

 

« Pêcheur de troisième génération, j’avais une vie formidable. Un jour, j’ai saisi une occasion qui se présentait et j’ai commencé à emmener des visiteurs sur une île locale où ma famille passait ses étés. J’ai découvert toutes ces histoires enfouies en moi; c’était une telle joie de les partager! Raconter des histoires est aussi important pour moi que creuser et cuisiner des palourdes, et j’en ai fait mon métier. J’étais dans ce lieu privilégié où je gagnais ma vie et aimais ce que je faisais : faire découvrir l’île que je considère comme mon chez-moi et raconter l’histoire de ma famille.

Georgetown, offrant une vue sur la mer depuis n’importe quel coin de la ville, est l’endroit idéal pour notre activité. Ses 500 habitants ont travaillé ensemble pour bâtir un site unique. Les visiteurs fréquentent les restaurants, le théâtre et les boutiques de cadeaux parce que c’est un endroit où il fait bon flâner. Malheureusement, la communauté a été durement touchée cette année. Mais nous nous accrochons. Nous avons plus que jamais besoin les uns des autres. »⁠⠀

Même si ce n’est peut-être pas le bon moment de voyager, il y a de nombreuses manières de soutenir les entreprises de votre communauté. Partagez ces histoires pour répandre l’amour du Canada, visitez les entreprises près de chez vous et commencez à voyager ailleurs au pays quand ce sera possible. Nous sommes persuadés que vous serez bien accueillis, les bras et le cœur grands ouverts.

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